220705 Martinique MIMansour Ioualalen du laboratoire Géoazur, Sirel Colón et Valérie Clouard, collègues de GET, ont étudié la variabilité spaciale de l'aléa tsunami sur le littoral de la Martinique aux Antilles. Leurs études ont permis de déterminer de manière précise les zones inondables sensibles des sites urbains de la côte martiniquaise ainsi que l'implication de la mangrove dans la protection contre ce risque.

Connaître l’aléa tsunami nécessite d'intégrer plusieurs approches : Tout d’abord, il y a l’analyse des sources potentielles, que l’on renseigne par des observations géologiques, géophysiques, volcaniques, sismiques et hydrographiques. L’objectif est de construire des scénarios réalistes de génération de tsunamis. On recherche également les tsunamis passés : pour les plus récents, on peut se baser sur la période instrumentale ou sur les premiers rapports écrits, qui datent de l’arrivée des premiers européens ; pour les plus anciens, on peut remonter à des siècles, voire des millénaires, grâce aux traces laissées dans les sédiments. L’ensemble permet de mieux connaître les périodes de récurrence. Enfin, la modélisation numérique de propagation des vagues de tsunamis, depuis leur génération jusqu’aux côtes, permet d’obtenir à moindre coût la cartographie de l’aléa, allant d’une échelle régionale à locale.

 

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Quais dans la ville de La Trinité où l’on voit que le site est facilement submersible
(pavé, immeubles, niveau marin) © S. Colon

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Référence :

actualité "Villes, tsunamis et mangroves en Martinique" CNRS-INSU du 28 juin 2022


Contacts :

Sirel Colón
Chercheuse post-doctorante de l'Université Toulouse III - Paul Sabatier à Géosciences Environnement Toulouse (GET) / OMP.
Sirel Colón a été accueillie plusieurs fois à Géoazur dans le cadre de ses travaux.


Mansour Ioualalen,
chercheur à l'IRD au laboratoire Géoazur (Université Côte d'Azur, CNRS, OCA, IRD)

Valérie Clouard, chercheuse de l'Université Toulouse III - Paul Sabatier à Géosciences Environnement Toulouse (GET) / OMP