Alister Trabattoni, Chargé de Recherche à l'IRD à Géoazur, travaille sur le projet Tamtam qui prévoit d'utiliser la technologie de détection acoustique distribuée (DAS) pour développer l'édude et la surveillance du risque sismique et tsunami dans la région de la Nouvelle-Calédonie et du Vanuatu. L'objectif est d'installer un nouveau câble de fibres optiques qui combine applications telecom et scientifiques, notamment en géosciences. Il s'explique auprès de plusieurs medias locaux.
Il travaille sur ce projet en étroite collaboration avec Virginie Durand de l'equipe SEICY, chargée de recherche à l'IRD. Le projet qui prévoit de développer 411 km de fibres optique sous marines a été officiellement lancé le 18 février 2026. Il sera déployé fin 2027 et devrait produire ses premières données d’ici début 2028.
D'autres chercheurs de Géoazur sont aussi impliqués. Ainsi Quentin Bletery travaillera sur l’aspect risque tsunami de la région en utilisant de nouvelles méthodes reposant sur les signaux gravitationnels, Malgorzata Chmiel s'impliquera sur l’etude des processus d’erosion rapides avec du DAS terrestre et Lucie Rolland compte développer des méthodes de detection de tsunami utilisant des systèmes GNSS.
Le déploiement de ce cable est une véritable prouesse technologique car il traversera une zone inexplorée, dans la faille des Nouvelles-Hébrides, entre 6 000 et 7 000 mètres de profondeur. Le câble fera partie des premiers SMART cables (Science Monitoring And Reliable Telecommunications) au monde, câbles hybrides capable à la fois de transporter des données numériques et de collecter des données scientifiques. Techniquement, 4 à 7 noeuds “intelligents” seront greffé sur le cable et qui incluront un accéléromètre un sismométrie, un capteur de pression et un de température.
La technologie DAS permet de produire et d'analyser des variations de propagation d'impulsions luminueuses sur toute la longueur d'un cable de fibres optiques pour l'analyse de caractéristiques physiques (température, accélération, pression, acceleration du sol...) mais aussi pour l'étude des cétacés ou de l'activité humaine (bateaux...). Une multitude de données peut ainsi être récoltées et permetttre d'affiner considérablement la manière d'étudier, entre autres, les séismes et les tsunami.
Cette technologie ouvre d’énormes perspectives, car installer des instruments au fond des océans est compliqué. Grâce à elle, les scientifiques peuvent transformer des câbles télécoms existants en réels observatoires sous-marins, permanents, en temps réel et à moindre coût.

Avec l'équipe SEICY, Alister Trabattoni travaillera sur place en étroite collaboration avec la sécurité civile et la DIMENC pour rendre ces dispositifs plus performants et plus précis.
Contact Géoazur (UniCA, IRD, CNRS, Observatoire Côte d'Azur): Projet Tamtam
alister.trabattoni@geoazur.unice.fr
En savoir plus :
France Info Nouvelle Calédonie "Avec le câble Tamtam, la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu tissent de nouveaux liens numériques" du 22 février 2026
France Info Nouvelle Calédonie "Des programmes de recherche s'intéressent à l'efficacité de l'alerte tsunami dans la région" du 27 mars 2026
Demain en Nouvelle -Caledonie "De nouvelles perspectives pour l’étude des fonds marins" du 27 mars 2026
Interview Neocéan Nouvelle Calédonie "Rencontre avec Alister Trabattoni, à l’écoute de l’océan…" du 31 mars 2026
































